LE MYSTÈRE DE MONSIEUR ERNEST. Régis Messac

Les crimes ont toujours pour causes les passions, et pour bien deviner les causes des crimes il faut avoir connu, être capable de connaître toutes les passions.

 

On a découvert le cadavre d’Ernest de Kermarchand, un noceur désargenté et malade, sur la berge du Bousseron. Et très vite, on annonce un deuxième mort, de maladie ou de vieillesse : le vieux Desarraigado, un étrange aventurier au passé mystérieux, mais fort riche. Un peu plus tard, chez le notaire, coup de théâtre ! Desarraigado avait fait d’Ernest, son neveu, l’héritier de tous ses biens ! Et sa propre sœur, Mme Chétit-Bruchette, une mégère aussi avare qu’hargneuse, n’aura droit à rien.
Se construisent alors les récits hypothétiques successifs des circonstances de l’assassinat : Qui ? Quoi ? Pourquoi ? C’est d’abord Benoît Bandan, le Parisien – détective amateur et entêté découvert dans Ardinghera –, qui est suspecté, puis on parle de suicide, puis on soupçonne le notaire, et enfin les héritiers.
Paru en 1928, Le Mystère de Monsieur Ernest est, sous un classicisme de façade, une vraie leçon de méthode de narration policière. Régis Messac donne des coups de griffes au mythe de Sherlock Holmes et en profite pour régler ses comptes avec le puritanisme et la justice imbécile de l’entre-deux-guerres.


Écrivain protéiforme, auteur du célèbre roman de science-fiction Quinzinzinzili, Régis Messac (1893-1945) est une référence dans l’univers du polar pour sa thèse sur l’origine du roman policier,
Le “Detective Novel” et l’influence de la pensée scientifique, publiée dès 1929. Avec Ardinghera et La Taupe d’or, un quatrième roman, Cinis in cinerem, clôturera sa série policière.

Format : 130 x 185 mm

Pagination : 224 pages

ISBN : 979-10-97127-28-2

Prix : 16 €

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