LES SAGOENS. J. Verney

Sur les pas de César Aira, J. Verney part à la découverte de Buenos Aires. Ce voyage initiatique – tant il est imprégné du fantasme de l’auteur argentin – est l’occasion d’écrire les premières lignes d’un journal mystérieux et sensuel. Les extraits de ces carnets, prémisses à la création littéraire, se confondent peu à peu avec l’œuvre romanesque. Aux carnets, succède l’ébauche de ce Grand Roman que l’auteur poursuit.
Les Sagoens est une volte-face épique, déroutante et érotique entre l’Europe et l’Amérique du Sud, de la tiédeur contemporaine à la folle épopée de la fin du XIXe siècle.


J. Verney est né au début des années 1970, dans une ville frontalière avec la Suisse romande. Il a quitté la région après le baccalauréat et a poursuivi quelques années des études littéraires. Tout a réellement commencé il y a vingt-cinq ans, le jour où il a abandonné ses études et où il est devenu libraire - un métier qu’il exerce toujours aujourd’hui. Ce métier lui a permis de voyager, à tout le moins dans les livres…
Il y a pourtant un voyage, un vrai, qu’il a effectué ; le voyage en Argentine.

 

 PREMIER ROMAN.

 

Format : 155 x 225 mm

Pagination : 224 pages

ISBN : 979-10-97127-12-1

Prix : 18 €

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(version Ebook)

 

PRESSE

Livresgay.fr

 

AVIS. Didier Jouanneau, librairie Les Oiseaux de nuit.

"Le roman commence par un journal autofictionnel. C'est un homme qui aime les les hommes et l'écrit avec fougue mais aussi sensualité. Cet homme n'hésite pas non plus à nous parler de son corps, qu'il aille bien ou mal.
Dans Les Sagoens, l'on voyage beaucoup, des plaines du nord de la Belgique ou de la Somme, du Paraguay à l'Argentine, en passant par la Forterre et les sombres pays de l'Othe ou de Daoulas en Finistère à l'Open café de Paris !
Sur les pas de César Aira, nous dit l'éditeur, mais les deux textes ouvrent sur un panthéon généreux, on est en bonne compagnie. Dominique Fernandez pointe son nez, Michel Tournier fait un tour avec le Roi des Aulnes. Mathieu Riboulet est partout comme chez lui. Blaise Cendrars en ami fait un signe, Pasolini en frère d'armes un autre. Julien Gracq, si proche du végétal, du minéral passe par-là. Serge Doubrowski, accompagné de son petit fils Guillaume Dustan trinquent plusieurs fois... Renaud Camus, à ses débuts, est aussi de la fête, tout comme le sont Pierre Loti et Pierre Michon.
Cependant, l'invité surprise pourrait bien être Jean-Anthelme Brillat-Savarin ! En effet, au fil des pages se succèdent les descriptions de repas tantôt pantagruéliques, tantôt dignes d'un chef étoilé, le livre donne littéralement faim !

Le Journal devance le Grand Roman mais il en est aussi l'ossature, la chair et le sang: "On ne pouvait envisager chacun des épisodes séparément; on ne pouvait comprendre l'un sans l'autre." Le Grand Roman serait donc une sorte de GR, le fruit du travail d'un mémorialiste qui suit une piste, dont la mission est de retrouver un jeune homme trop tôt disparu, un Jeune Prince issu d'une haute lignée.

Dans Les Sagoens, J. Verney parfois emporté par la recherche de la belle phrase ou des mots et verbes rares comme: Groube, maïe, escarnavé, péridot, locater ou autre patrioquer, retarde l'intrigue, malgré moult cavalcades on prend des poses, des haltes, on s'arrête comme on le ferait pour décider de bifurquer vers un chemin plutôt qu'un autre. Et c'est aussi ce que va décider le Jeune Prince, tel un Siméon le jeune, stylite perché au sommet de sa colonne, Napoléon, Eugène, Louis, Juan, Joseph Bonaparte rejoindra les hommes ivres de Dieu."